Poèmes bilingues français-viêtnamiens
Je n’avais point mes botez koad,
Mais un gros fermier tout rond,
Un jour au fond du Faouët,
M’octroya ce joli surnom
Que j’ai encore conservé :
Le véto des Gwriziad.
Depuis j’ai planté mes racines
Dans cette terre de Bretagne
Entre le Golfe et Quiberon,
Sans être pour autant plus sage,
Me fichant des qu’en dira-t-on :
J’ai oublié la Mer de Chine.
Traduction pour les non-bretonnants :
Botez koad : sabots.
Gwriziad : racines ; Ker Gwriziad : la Maison des Racines, nom donné à ma maison.