Poèmes bilingues français-viêtnamiens
Baguenaude d’émigré
Ne dites pas que je suis vanné
Quand par hommage je me tais
Devant ces pierres centenaires,
Baguenaudant, l’âme légère,
De Saint Patern à la Poterne
Le long de la muraille déserte,
Pour frissonner à la Prison
Dont la porte sans aucun gond
Mène vers Vincent Ferrier
Dans son reliquaire doré.
Ah, j’oublie Saint Émilion*,
Le plus auguste vigneron !
Voilà le havre d’émigré
Qui m’a révélé joie et paix,
Remplaçant ma terre natale.
L’avez-vous trouvé ? – C’est Vannes.
* Hé oui, Saint Émilion était « un enfant de Vannes » au VIIIème siècle !
Chers ami(e)s,
Pour connaître la baguenaude, une forme poétique très prisée des chroniqueurs et des rhétoriqueurs du Moyen Âge, tels Jean Molinet (1435-1507), mais si peu connue à présent, je vous invite à visiter le site du poète finistérien Jean-Luc Aotret (Autret), l’animateur d’An Amzer Poésies : http://baguenaudes.over-blog.org.
À voir la biographie de Jean-Luc Aotret sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Aotret.
Et aussi, pour découvrir cette bonne ville de Vannes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vannes.
Dông Phong