Poèmes bilingues français-viêtnamiens
L’annulation, par un tribunal civil de la République Française, du mariage de cette jeune femme « non vierge » me renvoie vers un passé lointain que j’ai connu dans ma jeunesse.
Du passé décomposé
J’aimerais pouvoir vous décrire
Ses yeux rêveurs, ses sourires,
Son gazouillis qui me berçait,
Et ses beaux longs cheveux de jais
Que jamais je n’osais toucher,
Et encore moins embrasser.
Chez nous, les garçons et les filles
Marchaient séparés dans la ville,
Se lançant des regards en coin,
Mais toujours surveillés de loin,
Chacun par sa gent parentale
Soucieuse de ‘‘la morale’’.
Hé oui, avec tous ces gardiens
Du bon ordre confucéen
Millénaire et très contraignant,
Nous grandissions en enfants
Ignorants, vierges et ‘‘sages’’
Pour un arrangé mariage.
Par bonheur, cet ordre est fini
Et nos jeunes en sont ravis.
PS :
Chers visiteuses et visiteurs, veuillez m’excuser de ne pas pouvoir répondre à vos aimables commentaires pendant mon absence du 10 au 17 juin (et peut-être au-delà). À bientôt, très amicalement.
Dông Phong