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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 05:49

 

Le rosier 2

 

(Jeu poétique de Temps-Pestif*)

 

Être ou ne pas être…

- Ta rose est débile,

Car c’est du Hamlet !

 

 

Voir le règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/article-le-rosier-122530719.html

Le résultat final du jeu est sur http://temps-pestif.over-blog.org/article-la-tresse-du-rosier-122818340.html


 

 

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 05:48

 

 

Un grand merci à Jakez pour son aimable cadeau.

Dông Phong

 

Anagramme…….ou presque

 

                     

Espoir,

Salvateur,

Poésie, 

Oxygène,

Indispensable,

Rayon de soleil.

 

Poésie,

Oxygène,

Espoir,

Salvateur

Indispensable

Espoir.

 

Sur le Larousse ou le Robert

Jouer n'est pas toujours gagner,

Pour un  E  qui prend des grands airs

Dommage !, à une lettre près.

 

Pour un  R  qui s'est laissé faire

Dans le grand jeu de l'alphabet,

Sur la page du dictionnaire

L'anagramme est désappointée.

 

L'acrostiche n'en a que faire

Le cas n'est pas désespéré,

Et peut réveiller au contraire

Un poète désemparé.

 

Miracle du vocabulaire

Ou bien hasard et fantaisie,

L'âme des mots est un mystère

L’Espoir est dans la Poésie.

 

       Jacques Premel-Cabic

 

 

 

 

 

 

               

 

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 05:32

 

Ce soir à Ker Gwriziad

 

Le noroît s'est calmé

En ce soir apaisé.

Juché dans la charmille,

Un merle émet son trille,

Et le chant du coucou

Annonce son retour.

 

Monsieur ramier

Se met à roucouler

Pour séduire sa dame,

Qui là-haut se pavane,

Sautant de branche en branche,

Imbue de sa prestance.

 

Un chat du voisinage

S'abreuve dans la vasque

Dédiée aux oiseaux,

Au grand dam des corbeaux

Qui hurlent de fureur

Contre ce profiteur.

 

Le printemps chante en chœur,

Hé oui,

Mais néglige nos cœurs

Meurtris.

 

               21.4.2014

 

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 05:44

 

Poussière

 

Je ne suis qu’une poussière

Virevoltant dans l’atmosphère,

Dont la pluie efface les traces

Sans laisser sa marque fugace.

 

En ce monde si délétère

Où l’on se tue bien entre frères,

Que valent mes quelques ballades

Remplies de paroles salaces ?

 

Là-haut l’amie lune d’automne

Se retire dans les nuages,

Pendant que le vent d’est frissonne.

 

Voilà, voyez-vous, mes amis,

L’âge ne me rend point plus sage,

Pour ne plus hurler de tels cris.

 

                        

 

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 06:30

 

 

Traduction pour faire plaisir à un correspondant.

DP

 

Thà làm cát bụi

               Song Quang

Nếu mai sau được là cát bụi
Xin được làm bụi phấn bay bay
Viết lên bảng dạy đàn em nhỏ
Yêu quê hương nước Việt Nam này.

Làm hạt cát nằm yên trên biển
Dấu chân người in chút tình tôi
Những cơn sóng tràn bờ xóa hết
Cát buồn đau nói chẳng nên lời.

Tuy phận mình làm thân cát bụi
Dưới mắt người : thật quá nhỏ nhoi !
Trong vũ trụ phân chia số kiếp
Đâu có ai cải được mạng Trời.

Thà xin được làm thân cát bụi
Gom anh em ngày tháng rong chơi
Qui tụ lại thành viên sỏi lớn
Lót đường đi giúp ích cho đời.

 

Source : http://phonuipleiku.org/index.php?option=com_content&view=article&id=317:tha-lam-cat-bi&catid=1:th-ph-nui&Itemid=58

 

Traduction de Dông Phong :

 

Mieux vaut être sable et poussière

 

Si demain je deviens sable et poussière

Je demande d’être une poudre de craie légère

Pour écrire au tableau et apprendre aux enfants

L’amour de notre pays, ce Vietnam.

 

Être un grain de sable couché tranquillement à la mer

Que les pas des gens marquent d’un peu d’amitié

Que les vagues débordantes vont tout effacer

Ce sable affligé qui ne saura nullement s’exprimer.

 

Bien que mon lot soit sable et poussière

Aux yeux des gens : je suis un minuscule pauvre hère !

Dans l’univers le partage des destins est éternel

Personne ne peut changer la volonté du Ciel.

 

Tant qu’à faire je demande à être sable et poussière
Pour que toujours nous nous baladions entre frères
Et qu’ensemble soyons en un gros caillou réunis
Afin de paver un chemin utile à la vie.

 

 

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 05:52

 

Chers ami(e)s,

Depuis hier, j’ai bêtement obéi à Over-Blog pour le laisser faire migrer mon blog Terre Lointaine vers son nouveau format.

 

Comme vous voyez, le résultat n’en est pas terrible :

- la présentation du blog est des plus simplifiées (pour lui permettre d’être partagé sur smartphones, tablettes,... des « réseaux sociaux » ? ; je n’en fais partie d’aucun !) ;

- le blog est envahi de publicités ;

- mes articles ne peuvent plus être publiés dans les « Communautés » (Poésie Française, l’Écriture dans tous ses états, Asie, etc…), car celles-ci sont "incompatibles" avec cette nouvelle version ;

- le calendrier, bien utile, a disparu  ;

- etc…

 

Mais je ne peux pas me soustraire à l’évolution de la plate-forme, et j’espère que vous continuerez à m’honorer de vos visites et de vos aimables commentaires.

 

Bien cordialement.

Dông Phong

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 06:19

 

Le rosier

 

(Jeu poétique de Temps-Pestif*)

 

Perdus le glamour

Et la vie en rose !

- Seul reste l’amour

 

 

Voir le règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/article-le-rosier-122530719.html

 

 

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 18:10

 

Chers ami(e)s,

Avec un grand retard, je viens de m’apercevoir que mon haïku ci-dessous a obtenu une « Mention honorable » au fameux Mainichi Haiku Contest (Osaka, Japon) en 2012 :

 

dans la nuit d’hiver

chercher les mots oubliés

au fond du trou noir

Dông Phong Nguyen (France)

 

(Source :  http://mainichi.jp/english/english/features/haiku/etc/pdf/MainichiHaikuContest2012.pdf )

 

Alors, je voudrais partager cet honneur avec vous.

Bien amicalement.

Dông Phong

 

 

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 05:46

 

 

Chers ami(e)s,

Bien que la liste de mes publications figure dans la "Page" « Ouvrages publiés de Dông Phong » sur la colonne à droite de cette page, plusieurs lecteurs m’ont (gentiment) reproché la difficulté d’accès à ces liens isolés.

Alors pour leur faire plaisir, voici la liste de tous mes ouvrages publiés à ce jour.

En espérant qu'elle se prolongera encore dans l'avenir,

Bien cordialement.

Dông Phong.

 

 

 

Sous la signature de Đông Phong :

 

·           Poèmes inter mi-temps / Thơ thẩn thoảng (Éd. Publibook, 2007, 153 p.).

          Poèmes bilingues de l’auteur. ISBN : 9782748336177

·           Des poètes de ma terre lointaine (Éd. Publibook, 2008, 161 p.).

          Poèmes de Hồ Xuân Hương, Hàn Mạc Tử, Thế Lữ, Nguyễn Bính, Hồ Dzếnh, Xuân Diệu, Vũ Đình Liên et leurs traductions en français. ISBN : 9782748340501

·           Mémoire de terre lointaine / Hồi ký tha hương  (Éd. Publibook, 2009, 310 p.).

                           Poèmes bilingues de l’auteur. ISBN : 9782748345865

·           Vers de terre d’Armorique. Hommage d’un émigré reconnaissant (Éd. Publibook, 2010, 70 p.).

         Poèmes bilingues de l’auteur. ISBN : 9782748356205

·           Sous les vents d’Ouest / Dưới làn gió Tây (Éd. Publibook, 2011, 84 p.).

         Haïku bilingues de l’auteur. ISBN : 9782748368154

·           Haïsha à Ker Gwriziad. Hommage à Saint Avé (Éd. Joseph Ouaknine, 2012, 76 p.).

         Haïku et photos de l’auteur. ISBN : 9782356640666

·           Poètes de ma terre lointaine, Volume II (Éd. Joseph Ouaknine, 2012, 310 p.).

         Des poètes vietnamiens du XIème siècle à nos jours avec leurs traductions en français.   ISBN : 9782356640727  

·           Chinh phụ ngâm / Complainte d’une femme de guerrier (Éd. Joseph Ouaknine, 2013, 92 p.).

         Long poème de 412 vers du XVIIIème, traduit en français et annoté.

         ISBN : 9782356640833

 

Sous la signature de Nguyễn Tấn Hưng :

 

·           Proverbes et autres citations populaires du Viêtnam (Éd. Joseph Ouaknine, 2011, 309 p.).

        1503 proverbes et citations populaires en vietnamien, avec leur traduction et leur commentaire en français. ISBN : 9782356640611

·           Le Viêt Nam du XVIIe siècle. Un tableau socioculturel (Éd. Les Indes savantes, 2011, 249 p.).

       Ouvrage bâti à partir des mots et expressions vietnamiens du Dictionarium Annamiticum, Lusitanum, et Latinum (1651) d’Alexandre de Rhodes, complétés par des relations d’autres missionnaires contemporains et des annales et des textes de loi vietnamiens de l’époque. ISBN : 9782846541015         

·            Giovanni Filippo de Marini, s.j. (1608-1682), Relation nouvelle et curieuse du royaume de Tunquin (Éd. Joseph Ouaknine, 2013, 350 p.)

        Réactualiation et annotation par Nguyễn Tấn Hưng. ISBN : 978-2-35664-079-6

·           Alexandre de Rhodes, s.j. (1593-1660), Histoire du royaume de Tunquin (Éd. Joseph Ouaknine, 2013, 408 p.)

        Réactualiation et annotation par Nguyễn Tấn Hưng. ISBN : 978-2-35664-087-1

·           Vénérable Thich Trí Siêu, Pensée Sentiment Corps, Une approche pratique du bouddhisme libérateur des souffrances, (Éd. Joseph Ouaknine, 2014, 236 p.).

       Traduction et annotations de Nguyễn Tấn Hưng, ISBN : 978-2-35664-089-5

 

Sous la signature de Đông Phong Nguyễn Tấn Hưng :

 

·           Monts et merveilles au pays du Bois d’Aigle. (Éd. Publibook, 2009, 247 p.).

                           Cultures migratoires de la province vietnamienne de Khánh Hòa.

                           ISBN : 9782748347630

·           Papy, conte-nous ta terre lointaine – (Éd. Publibook, 2010, 145 p.).

       Contes et légendes du Viêt Nam. ISBN : 9782748351323

  

Participations aux ouvrages collectifs :

 

·           Séquences N° 48-49 (Club des Poètes Présents et Paroliers, 2006-2007).

·           Livre d’Or pour la Paix (Joseph Ouaknine, 2008).

·           Les Cahiers de Poésie 20, 21, 22, 23, 24, 25, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37 (Joseph Ouaknine, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014).

·           Poésie en liberté (Les dossiers d’Aquitaine, 2010).

·           Le florilège des auteurs et poètes de la Francophonie (Société des auteurs et poètes de la Francophonie, 2010).

·           Anthologie de l’Union des Poètes Francophones (Thierry Sajat, 2012).

·           Planètes et étoiles (Les dossiers d’Aquitaine, 2012).

·           Au bonheur d’écrire (Les dossiers d’Aquitaine, 2013).

 

 

   

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 05:35

 

 

Préface

 

Lama Jigmé Thrinlé Gyatso

(moine bouddhiste et poète, auteur

de plusieurs ouvrages et présentateur

du livre Le doigt qui montre la voie

aux éditions de l’Astronome)

 

 

C’est avec humilité et enthousiasme que j’ai accepté de préfacer ce livre du Vénérable Thích Trí Siêu.

Avec humilité car est-il convenable d’ajouter quelque chose à un tel ouvrage ? Et même si cela est concevable et possible, il y a des Maîtres, des bonzes, bonzesses et des pratiquant(e)s laïques du Mahāyāna vietnamien plus qualifiés que moi pour le faire, c’est indubitable.

Avec enthousiasme parce que ce livre recèle de grands enseignements extrêmement précieux, profonds et, comme ce qu’il y a de plus profond, d’une grande simplicité.

Bref, après la lecture de la traduction de Nguyễn Tấn Hưng (Đông Phong, un grand frère en poésie), j’ai quand même accédé à sa requête, en la considérant comme un immense cadeau !

 

Mon enthousiasme vient aussi de ce que ces enseignements me sont, au fond, très familiers. Dès le titre du premier chapitre : Comme tout le monde, et dès la première ligne, il est question d’expérience ; pas d’expériences hors du commun mais d’expériences ordinaires de la vie ordinaire : la naissance, les études, la vie de couple, le divorce... On se souviendra des enseignements du Bouddha sur la souffrance existentielle et les souffrances de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort et par là même de la coproduction conditionnée en douze liens (dont il est question dans le chapitre Des afflictions et qui sont détaillés dans la note 35 : les Douze origines interdépendantes).

Mais peu importe, après tout, de connaître ou pas les enseignements et leurs noms car il suffit d’étudier pour acquérir ce savoir. Bien plus important est de découvrir le sens de ces enseignements dans la vie et de les expérimenter. Au début on voit l’auteur faire l’expérience d’un enchaînement de circonstances dont il a souffert, ce qui le mène petit à petit à réfléchir, comprendre et se tourner vers le chemin spirituel.

Les circonstances elles-mêmes ne sont ni bonnes ni mauvaises, c’est nous qui les vivons bien ou mal. Cependant, il n’est pas faux de les classer en trois catégories : positives, négatives, neutres.

Sur la voie bouddhique, au début en tout cas, il est recommandé de chercher ou de réunir les circonstances positives et d’éviter les circonstances négatives, et cela va même de soi, c’est une question de bon sens. Cependant, il n’est pas exclu que les circonstances néfastes puissent constituer une porte d’entrée sur le chemin spirituel qui en comporte quatre-vingt-quatre mille. Ainsi le poison peut-il devenir remède. Ainsi le poison est-il fondamentalement remède.

Sur notre planète - qui est considérée dans le Mahāyāna, le Grand Véhicule du Bouddhisme, comme la Terre pure impure du Bouddha Śākyamuni[1] - il n’existe pas une plante dont on ne puisse faire un remède médicinal. Eh bien il en va de même avec notre monde intérieur : pas une pensée, pas une émotion dont on ne puisse faire un support ou une méthode d’éveil spirituel. Ainsi est-il dit dans le Sūtra de Vimalakīrti, ou Sūtra de la liberté inconcevable :

« Ne renoncez pas au désir, à la haine et à l’ignorance, sans toutefois vous associer à eux. [...] Le trône de l’Éveil est l’émotion négative elle-même connue dans sa réelle ainsité. »[2]

Nous avons donc déjà tout : un potentiel extraordinaire dont, pourtant, nous ne cessons de nous plaindre ! Ce paradoxe, cette non-reconnaissance, ce manque d’appréciation, cette ignorance est notre plus grand malheur et la cause de toutes nos souffrances.

 

Difficile néanmoins d’avoir suffisamment de lucidité quand nous sommes en pleine souffrance pour appliquer une méthode. D’où l’utilité, voire la nécessité, d’un entraînement spirituel qui nous permettra d’être lucide et vigilant afin de pouvoir appliquer une méthode adéquate face à n’importe quelle situation. Et c’est là le cœur vibrant de ce livre que je vous incite à découvrir.

Le Vénérable Thích Trí Siêu nous offre un enseignement qui nous fait réfléchir, voir et comprendre. Son texte a le très grand mérite d’éclairer notre compréhension et c’est fondamental. Sans cela, à quoi bon pratiquer ? Sur quel fondement ? Avec quelle motivation ? Il nous introduit donc avec grande habileté aux trois entraînements principaux que sont l’Écoute - ici la lecture, la Réflexion et la Méditation, ainsi qu’aux Fondement, Voie et Fruit, et aux Vue, Méditation et Action.

 

C’est par les Pensée, Sentiment et Corps que le Vénérable nous amène vers la sagesse, grâce à une logique implacable. C’est cette logique qui rend l’enseignement du Bouddha si éveillant. Car il ne s’agit pas de croire à quoi que ce soit (comme cela est exposé à plusieurs reprises dans les chapitres Des afflictions et Les problèmes de Pensée), mais d’observer à l’intérieur et à l’extérieur, de faire l’expérience et de comprendre, puis d’intégrer cette compréhension au plus profond de l’être. Grâce à cette compréhension et à son assimilation nous serons beaucoup plus libres dans notre vie quotidienne et, par exemple, comme le Vénérable l’enseigne dans Les problèmes de Sentiment, grâce à notre lucidité nous ne confondrons plus amour et attachement et mettrons donc fin à la souffrance qui découle de cette confusion tellement répandue. Ainsi, sur le fondement de la compréhension juste, il est possible de remédier à la confusion et aux afflictions en les transformant, ce qui est la grande méthode du Mahāyāna présentée ici.

D’abord, il faut donc observer et comprendre comment nous fonctionnons en tant qu’être humain, sans rien occulter. Ainsi le Vénérable, dans sa grande bonté - dans le chapitre Les problème de Corps, n’occulte-t-il pas la sexualité, sujet presque jamais abordé par les Maîtres bouddhistes orientaux à cause de leur culture, alors que pour les occidentaux c’est devenu un sujet sans tabou et qui préoccupe beaucoup de gens ; de même il n’occulte pas les sujets de la mort et même de l’enfer qui sont assez tabous en Occident alors qu’ils ne le sont pas ou peu en Orient... Ensuite seulement on peut envisager les remèdes, les moyens et ce Chemin de la transformation avec l’accumulation parallèle de mérite et de sagesse.

Pour cela, il est recommandé de s’en remettre aux enseignements et aux conseils personnalisés d’un Maître spirituel authentique. Le chapitre Sur le chemin de la Voie donne de très précieux conseils, notamment sur la manière de trouver et de suivre un Maître. Ce chapitre clarifie des questions que beaucoup de gens - bouddhistes comme non-bouddhistes - se posent.

Puis le chapitre À la recherche du bonheur donne avec générosité des conseils et des exercices très simples et très efficaces pour la vie quotidienne et en particulier la vie de couple. Tout ce qu’a écrit l’auteur est tellement judicieux que j’aimerais pouvoir offrir ce livre à tout le monde !

 

Ce livre est réjouissant, inspirant, abordable par toutes et tous, et surtout, à n’en pas douter, très utile si l’on est motivé pour développer tout notre potentiel d’être humain.

Merci au Vénérable Thích Trí Siêu qui a fait preuve de tant de sagesse et de compassion en l’écrivant, et merci à Nguyễn Tấn Hưng pour avoir eu la très bonne idée de le traduire et la bonne idée aussi de nous introduire, via son avant-propos, aux circonstances positives qui l’ont conduit à faire cette traduction.

Car dès l’Avertissement au lecteur nous avons l’exemple d’un enchaînement de circonstances positives - que dans le bouddhisme on appelle parfois «coïncidences harmonieuses».

Puissions-nous toutes et tous prendre cet exemple comme un encouragement à ne jamais négliger les bonnes circonstances, comme si elles nous étaient dues ou étaient «normales» ; car c’est la négligence, autrement dit le manque de vigilance, qui nous empêche de reconnaître et d’apprécier les circonstances favorables. Ainsi le Bouddha Śākyamuni enseigna-t-il :

« La vigilance est le sentier de l’immortalité. La négligence est le sentier de la mort. Ceux qui sont vigilants ne meurent pas. Ceux qui sont négligents sont déjà morts. »[3]

Puissions-nous devenir capables de reconnaître et d’apprécier les bonnes circonstances et de les faire fructifier pour autrui et nous-même, avec bon cœur, avec cette aspiration à l’éveil altruiste. Personnellement, je considère que ce livre peut devenir une circonstance très favorable pour de nombreuses personnes, et même une cause de bonheur !

 

Aspirer du fond du cœur à actualiser l’éveil pour le bien de tous les êtres, voilà la motivation dont nous ne devrions jamais nous départir. C’est le fondement qui rend tout chemin praticable avec enthousiasme, même si chacun est libre de choisir le chemin ou la méthode qui lui conviendra le mieux, à condition de ne pas s’attacher à la méthode elle-même. C’est ce que nous dit ce proverbe vietnamien :

« Si la méthode ne fonctionne pas, change de méthode plutôt que de but. »[4]

En cheminant, il faut donc aussi faire preuve de souplesse. Car s’il faut de la discipline et de la rigueur, la raideur est à exclure, elle qui mène aux extrémismes les plus néfastes et regrettables, dans quelque domaine que ce soit, y compris dans le bouddhisme. Et l’un des points cruciaux des enseignements du Bouddha, c’est de vivre de telle manière que l’on n’ait rien à regretter au moment de la mort. Même si ce n’est pas le but ultime, c’est au moins un but très honorable pour cette vie.

 

Ce livre nous relie sans cesse au but d’une vie heureuse et à celui de l’éveil, et nous enseigne plusieurs méthodes pour, au niveau relatif, «réparer» puis améliorer nos Pensée, Sentiment et Corps et, au niveau ultime, réaliser leur absence de nature propre comme cela est enseigné dans le Sūtra du cœur de la sagesse transcendante.

Ce livre est un cadeau fait à l’humanité tout entière. Puisse-t-il, dans sa langue originelle, dans cette traduction française et, à l’avenir dans d’autres langues, être utile à chacune et à chacun ; c’est mon souhait du cœur.

 

Notes :

[1] Certains enseignements parlent en effet de «Terre pure impure» car le Bouddha souhaiterait ainsi nous inciter davantage à lʼeffort enthousiaste et à la persévérance pour le gain spirituel. Il sʼagit donc dʼune Terre pure où il y a encore des émotions et de la souffrance.

[2] Vimalakîrti, Soûtra de la liberté inconcevable, les enseignements de Vimalakîrti, éd. Fayard, Trésors du Bouddhisme, Paris, 2000, p.69

[3] Walpola Rahula, Lʼenseignement du Bouddha dʼaprès les textes les plus anciens, éd. Seuil, Points/ Sagesses, Paris, 1961, 1978, extraits du Dhammapada, p.168.

[4] Peter Moss, Proverbes dʼAsie, éd. France Loisirs, Paris, 2010, p.65.

 

 

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