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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 05:40

 

L’épavanalepse 4

 

(Jeu poétique de Temps-Pestif*)

 

Ils étaient tant de naufragés

Affamés, cannibales affamés

Sur ce radeau,

L’épave qui émut l’illustre Géricault.

 

 

* Règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/article-l-epavanalepse-124151947.html

 

 

 

 

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:59

 

Rien n’est parfait

 

Dans le royaume du noroît,

Même en été il fait si froid

Quand se lève ce maudit vent

Qui arrive de l’océan.

 

Ô mon doux vent d’est, aide-moi

À conserver tous mes émois,

Des souvenirs de flamboyants

Baignés d’un soleil éclatant.

 

Frimas ici, chaleur ailleurs,

Froid ici, mais ailleurs la peur,

En ce monde rien n’est parfait.

 

Oui, ici nous avons la paix,

Alors qu’aux points chauds de la terre

Les gens fuient les feux de la guerre.

 

                               Quiberon, 16.8.2014

 

 

 

 

 

 

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 05:30

 

L’épavanalepse 3

 

(Jeu poétique de Temps-Pestif*)

 

Tant d’épaves ici gisant

Sous les vents, qui pourrissent sous les vents

Sur le Blavet.

Leur désolation, qui pourrait l’ignorer ?    

 

 

* Règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/article-l-epavanalepse-124151947.html

 

 

 

 

 

 

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 05:31

 

L’épavanalepse 2

 

(Jeu poétique de Temps-Pestif*)

 

Tout abasourdi et sans voix,

Je vois, de mes tristes yeux je vois

L’épave humaine

Qui vague sur les quais d’une marche incertaine.

 

 

 

* Règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/article-l-epavanalepse-124151947.html

 

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 05:54

 

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Chers ami(e)s,

 

Depuis fin 2007, j’ai eu l’honneur d’être admis comme membre d’An Amzer Poésies, « une association au service des poètes de Bretagne ou… d’ailleurs ». Jean-Luc Aotret, alias Janus, le président de l’association, m’a permis de faire connaître mes poèmes à travers la revue An Amzer Poésies, et les fabuleux blogs Temps-Pestif et Baguenaudes, les trois publications régulières de l’association.

Aujourd’hui, pour remercier l’association, j’ai réalisé une compilation dans mon 16ème livre :

 

Đông Phong

Des lunes d’amitié

Poésie participative

 

Hommages à An Amzer Poésies

Préface de Jean-Luc Aotret

 

ISBN : 978-2-35664-093-2

Éd. Joseph Ouaknine

http://www.ouaknine.fr

200 pages

Livres faits main à la manière de vieux grimoires,

reliés cuir, dorés sur tranches

 

 

À travers le titre donné à cet ouvrage, je voulais faire un clin d’œil amical aux différentes « lunes » (catégories) de Temps-Pestif, où s’expriment les belles plumes d’An Amzer Poésies.

Commensal rempli d’admiration et de reconnaissance, je crois que les exercices de versification proposés par Maître Janus et d’autres membres devront être aussi utiles et appréciés hors de l’association : ce recueil est un véritable traité pratique des innombrables prosodies utilisées en France.

Dông Phong 

 

 

Préface

 

                    de Jean-Luc Aotret

                    An Amzer Poésies

 

 

Le vent d'Est souffle où il veut, y compris en Armorique

et Gwarlarn*, lui ne s'en offusque même pas...

Il le laisse semer ses rimes asiatiques

dans le carré fertile d'un sol à fatras,

 

dans le sillon d'un temps qui ne cesse pas d'être,

dans des courtils verbeux sous la folie des hêtres.

On voit alors fleurir, sur la lande bretonne,

la prosodie d'Orient où les haïkus drageonnent.

 

On voit tankas et quintils qui croisent le vers,

en virtuelles lices d'un cyberespace,

pour des tournois floraux où le combat s'efface

derrière le plaisir que la joute confère.

 

On voit le pérégrin, d'une terre lointaine,

baguenauder ses mots en passant les poternes,

balader son "françois" sous l'oriflamme en berne

d'une cité ducale où s'adoucit sa peine.

 

Face à la cathédrale, l'hélas en anaphore,

il convie Mélusine, pétrifiée par son sort,

à rallier sa quête plus loin vers le Ponant

pour danser la semaine avec les korrigans.

 

Enfant d'une poétique du quotidien,

l'homme devient bientôt poète sans frontières

partageant sur la toile, avec l'âme fière,

le trésor littéraire légué par les siens.

 

Les vieilles formes Viêts festonnent la fenêtre

de l'interface tour, fermée d'une clausule

en guise de persienne et la hulotte hulule

perchée sur la bannière où Pierrot règne en maître.

 

Il est le gardien pâle du cycle des lunes

d'amitiés poétiques que jamais aucune

controverse ne vient troubler de ses débats,

car, tel celui de la butte, y veille le chat !

 

Blanches, rousses ou noires, elles président,

ainsi que des Moires, aux destinées des plumes.

Fileuse d'inspiration Sélène dévide

sous le grand et blanc réverbère qu'elle allume.

 

 

*Gwalarn : vent de noroît en breton

 

 

 

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 06:00

 

Malgré la lune

 

L’hiver va venir vite

Avec ses aquilons

Et leurs vifs tourbillons…

D’écrire encor, j’hésite.

 

Par ces temps d’injustice,

Tout ne tourne pas rond,

Et des soupirs profonds

Grèvent notre musique.

 

Aujourd’hui, mi-automne,

La lune en son éclat

Rompt la vie monotone.

 

Mais le crachin arrive,

Et l’hiver sera là,

Brisant mes tentatives.

 

                8.9.2014

 

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 06:00

 

Un nouveau cadeau de notre ami Jakez que je remercie très vivement.

Dông Phong

 

Soleil levant

 

                    à  Dông Phong

 

D’une aube aux confins de l’hiver

Où l’orbe d’or enfin se montre,

A jailli comme une clairière

A l’heure au cadran de la montre.

 

Telle une aurore boréale

Que l’on guette dans le Grand Nord,

Il est venu faire une escale

En brève amarre au grand dehors.

 

Après des mois en noir ou gris,

Où seuls les reflets de la lampe

Rayonnaient comme une embellie,

Résonne un doux chant sous la tempe.

 

On l’attendait impatiemment

Cet intermède instantané,

Qui va repartir vacillant

Il est encore loin l’été.

 

Avec ou bien sans lendemain

C’est un éclaireur passager,

Venu réveiller le jardin

En quête de douces journées.

 

Le blé s’est déjà mis au vert

Bientôt le jaune du colza

Et celui de la primevère,

Diront que le printemps est là.

 

 

Jacques Premel-Cabic

 

 

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 05:49

 

L’épavanalepse 1

 

(Jeu poétique de Temps-Pestif*)

 

Il a couru les océans

Sens dessus dessous, oui dans tous les sens,

Et sans entrave,

Mais échoué ici, ce n’est plus qu’une épave.

 

 

* Règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/article-l-epavanalepse-124151947.html

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 05:51

 

Pourquoi pas ?

 

Tout est impermanent,

Seul un amour ardent

Peut changer le noir Sort

Qui cause tant de tort.

 

Il faut serrer les dents

Et regarder devant.

Quand le vent souffle fort

Ne perdons pas le nord.

 

Le temps est bien vilain,

Mais après la tempête

Il sera beau demain.

 

Le soleil reviendra

Et nous fera la fête,

Oui chérie, pourquoi pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                       

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 05:39

 

Hè này

 

Thôi thôi đừng nhớ nữa

Những mùa hè vui tươi

Với sắc màu rực rỡ

Giữa bao nhiêu tiếng cười.

 

Hôm nay trời hửng nắng,

Ngoài vườn hoa nở đầy.

Gió bấc vừa nín lặng

Nhưng lòng mình chẳng khuây.

 

Làm sao mà vui được

Khi nàng thơ khổ vầy.

Mặc dầu thầy cùng thuốc

Đen tối quá ngày mai.

 

                 17.7.2014

 

 

Traduction :

 

Cet été

 

Arrête, arrête de penser

À ces joyeux étés

Remplis de beautés splendides

Au milieu de tant de rires.

 

Il fait soleil aujourd’hui,

Le jardin se couvre de fleurs.

Le noroît s’est enfin tu

Mais le calme déserte mon cœur.

 

Comment me réjouir

Quand ma muse souffre ainsi.

Malgré médicaments et médecins

Bien noir paraît notre demain.

 

 

 

 

 

 

 

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