Đặng Thế Phong (1918-1942), un grand compositeur de « nouvelle musique » du Vietnam (3)
Veuillez voir l’introduction publiée ici le dimanche 8/11/2009.
Giọt mưa thu
Đặng Thế Phong, 1942
Ngoài hiên giọt mưa thu thánh thót rơi
Trời lắng u buồn mây hắt hiu ngừng trôi
Nghe gió thoảng mơ hồ trong mưa thu
Ai khóc ai than hờ
Vài con chim non chiêm chiếp kêu trên cành
Như nhủ trời xanh
Gió ngừng đi
Mưa buồn chi
Cho cõi lòng lâm ly
Hồn thu tới nơi đây gieo buồn lây
Lòng vắng muôn bề không liếp che gió về
Ai nức nở thương đời
Châu buông mau
Dương thế bao la sầu
Người mong mây tan cho gió hiu hiu lạnh
Mây ngỏ trời xanh
Chắc gì vui
Mưa còn rơi
Bao kiếp sầu ta nguôi
Gió xa xôi vẫn về
Mưa giăng mù lê thê
Đến bao năm nữa trời
Vợ chồng Ngâu thôi khóc vì thu
Traduction par Dông Phong :
Gouttes de pluie d’automne
Dehors sur la véranda, les gouttes de pluie tombent en mélodie syncopée
Le ciel se tait dans la mélancolie et les nuages tremblants ne veulent plus s’écouler
En écoutant à travers la pluie d’automne le vent qui passe comme dans un rêve
Qui pleure, qui se lamente ?
Sur les branches d’arbres quelques oisillons piaillent tout peureux
Comme pour rappeler le ciel bleu
Ô vent, arrête
Et pluie, pourquoi cette tristesse
Qui remplit le cœur de détresse ?
L’âme de l’automne qui revient ici sème une tristesse contagieuse
Et le cœur grand ouvert n’a pas de treillage pour se protéger de la bise visiteuse
Qui donc sanglote en plaignant la vie ?
Avec les larmes qui sont lâchées si vite
Ce bas monde se couvre d’une tristesse infinie
On espère que les nuages se dispersent pour laisser s’élever un léger vent froid
Afin que les nuages découvrent un ciel bleu parfois
Mais quelle joie espérer
Quand la pluie ne cesse de tomber
Sans voir tant de nos sorts mal apaisés
Reviennent toujours ces vents lointains
Quand la pluie déploie un brouillard sans fin
Ô ciel, quand arrêterez-vous cette course folle
Pour que les époux Ngâu1 ne pleurent plus à cause de l’automne
1. D’après une légende vietnamienne : un conducteur de buffles célestes, Ngưu Lang, trop épris de sa compagne Chức Nữ, négligeait totalement son troupeau. Pour les punir, l’Empereur de Jade les exila chacun sur un bord du fleuve Ngâu (la Voie Lactée), avec la permission de ne se rencontrer de nouveau qu’une fois par an, au 7e jour de la 7e lune. En ce jour de retrouvailles, ils versent tous les deux tant de larmes qu’elles tombent en pluie incessante. De là provient l’expression « pluie des époux Ngâu » pour désigner une pluie qui n’en finit plus.
On peut écouter cette chanson sur
http://blog.ifrance.com/amnhacphusi/post/684447-giot-mua-thu
http://www.youtube.com/watch?v=7-Uae4Vm0AI
http://www.nhaccuatui.com/nghe?M=6yyhte_F6T
http://www.dailymotion.com/video/x2zkqt_giot-mua-thu-tam-ca_music
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