Présentation

Nom de plume

  L’étranger, que le vent d’est a porté sous le ciel d’Occident, a la chance de vivre sur le rivage de l’Océan Atlantique.

   De temps en temps, il écrit un petit poème qu’il demande à la mer de ramener à son pays natal. Par reconnaissance, il signe Đông Phong, c’est-à-dire Vent d’Est.

 

  Người lữ khách, mà gió đông đã đem qua trời Tây, may mắn được sống bên bờ Đại Tây Dương.

  Thỉnh thoảng hắn viết một bài thơ ngắn gửi biển mang về quê. Nhớ ơn, hắn ký tên Đông Phong, nghĩa là Gió Đông.

Visiteurs depuis le 28/01/2009

MERCI !

Je remercie très sincèrement tous ces amies et amis, de France et d'ailleurs, qui m'ont honoré de leur visite.
Mais, chers ami(e)s, laissez-moi donc, s'il vous plaît, un petit "coucou" en commentaire afin que je puisse vous (re)connaître et vous saluer en retour. Merci encore.
Đông Phong

PS : le pavé ci-dessus n'étant qu'un résumé des dernières visites, pour en voir toutes les provenances veuillez cliquer sur
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Jeudi 19 novembre 2009

Đặng Thế Phong (1918-1942), un grand compositeur de « nouvelle musique » du Vietnam (3)

 

Veuillez voir l’introduction publiée ici le dimanche 8/11/2009.

 

Git mưa thu

 

          Đặng Thế Phong, 1942

 

Ngoài hiên git mưa thu thánh thót rơi

Tri lng u bun mây ht hiu ngng trôi

Nghe gió thong mơ h trong mưa thu

Ai khóc ai than h

 

Vài con chim non chiêm chiếp kêu trên cành

Như nh tri xanh

Gió ngng đi

Mưa bun chi

Cho cõi lòng lâm ly

 

Hn thu ti nơi đây gieo bun lây

Lòng vng muôn b không liếp che gió v

Ai nc n thương đi

Châu buông mau

Dương thế bao la su

 

Người mong mây tan cho gió hiu hiu lnh

Mây ng tri xanh

Chc gì vui

Mưa còn rơi

Bao kiếp su ta nguôi

 

Gió xa xôi vn v

Mưa giăng mù lê thê

Đến bao năm na tri

V chng Ngâu thôi khóc vì thu

 

                        

Traduction par Dông Phong :

 

Gouttes de pluie d’automne

 

Dehors sur la véranda, les gouttes de pluie tombent en mélodie syncopée

Le ciel se tait dans la mélancolie et les nuages tremblants ne veulent plus s’écouler

En écoutant à travers la pluie d’automne le vent qui passe comme dans un rêve

Qui pleure, qui se lamente ?

 

Sur les branches d’arbres quelques oisillons piaillent tout peureux

Comme pour rappeler le ciel bleu

Ô vent, arrête

Et pluie, pourquoi cette tristesse

Qui remplit le cœur de détresse ?

 

L’âme de l’automne qui revient ici sème une tristesse contagieuse

Et le cœur grand ouvert n’a pas de treillage pour se protéger de la bise visiteuse

Qui donc sanglote en plaignant la vie ?

Avec les larmes qui sont lâchées si vite

Ce bas monde se couvre d’une tristesse infinie 

 

On espère que les nuages se dispersent pour laisser s’élever un léger vent froid

Afin que les nuages découvrent un ciel bleu parfois

Mais quelle joie espérer

Quand la pluie ne cesse de tomber

Sans voir tant de nos sorts mal apaisés

 

Reviennent toujours ces vents lointains

Quand la pluie déploie un brouillard sans fin

Ô ciel, quand arrêterez-vous cette course folle

Pour que les époux Ngâu1 ne pleurent plus à cause de l’automne

  

1. D’après une légende vietnamienne : un conducteur de buffles célestes, Ngưu Lang, trop épris de sa compagne Chức Nữ, négligeait totalement son troupeau. Pour les punir, l’Empereur de Jade les exila chacun sur un bord du fleuve Ngâu (la Voie Lactée), avec la permission de ne se rencontrer de nouveau qu’une fois par an, au 7e jour de la 7e lune. En ce jour de retrouvailles, ils versent tous les deux tant de larmes qu’elles tombent en pluie incessante. De là provient l’expression « pluie des époux Ngâu » pour désigner une pluie qui n’en finit plus.

 

On peut écouter cette chanson sur

http://blog.ifrance.com/amnhacphusi/post/684447-giot-mua-thu

http://www.youtube.com/watch?v=7-Uae4Vm0AI

http://www.nhaccuatui.com/nghe?M=6yyhte_F6T

http://www.dailymotion.com/video/x2zkqt_giot-mua-thu-tam-ca_music

 

Par Dông Phong - Communauté : NTIC CULTURE VIETNAM ASIE
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Mardi 17 novembre 2009


Chers ami(e)s,

J’ai le plaisir de vous informer de la sortie très prochaine du


CAHIER DE POÉSIE N°20
 

Collection dirigée par Laurent FELS & Joseph OUAKNINE

312 pages

ISBN : 978-2-35664-029-1

Éd. Les livres de Joseph OUAKNINE
54, rue du Moulin à vent - 93100 Montreuil-sous-bois France

http://ouaknine.fr/catalogue_cahiers.htm

 

Ce sont de très beaux ouvrages en version cuir ou tissu,

qu’on peut d’ores et déjà commander sur le site Internet de l’éditeur.

Dông Phong

 

PS. Quatre de mes poèmes ont l’honneur de figurer dans cette nouvelle publication.

 

 

Par Dông Phong - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 15 novembre 2009

Malgré le crachin

            

            À M…

     

Il est revenu,

Le temps du crachin,

Dans les arbres nus

De notre chemin.

 

Il pleut, puis il pleut,

Les oiseaux se cachent,

Et les écureuils

Boudent les châtaignes.

 

Finis les muguets,

Les roses sont mortes,

Et le bois muet

À peine chuchote.

 

Oui, les fleurs de mai

Étaient éphémères,

Mais mon cœur âgé

Ne sait pas se taire.

 

Car tristesse ou pas,

Malgré le temps noir,

L’amour toujours là

Nous tend ses espoirs.

 

Sûr, tu reviendras

Dans la lumière,

Petit pas à pas,

Comme je l’espère.

 

              

Pour nous réchauffer, nous pouvons écouter Le temps du muguet sur :

- http://www.youtube.com/watch?v=oXpatni7dB4

- http://www.wat.tv/audio/acordeon-francis-lemarque-1gqec_117m4_.html

- http://www.dailymotion.com/video/x597nk_le-temps-du-muguet_creation

Les paroles de cette chanson sont sur : http://www.nomorelyrics.net/fr/Francis_Lemarque/Le_temps_du_muguet-paroles.html

 

Par Dông Phong - Communauté : Poésie française
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Vendredi 13 novembre 2009

Đặng Thế Phong (1918-1942), un grand compositeur de « nouvelle musique » du Vietnam (2)

 

Veuillez voir l’introduction publiée ici le dimanche 8/11/2009.

 

Con thuyền không bến

 

           Đặng Thế Phong, 1941

 

Đêm nay thu sang cùng heo may

Đêm nay sương lam mờ chân mây

Thuyền ai lờ lững trôi xuôi dòng

Như nhớ thương ai chùng tơ lòng

 

Trong cây hơi thu cùng heo may

Vi vu qua muôn cành mơ say

Miền xa lời gió vang thông ngàn

Ai oán thương ai tàn mơ màng

 

Lướt theo chiều gió

Một con thuyền, theo trăng trong

Trôi trên sông Thương

Nước chảy đôi dòng

Biết đâu bờ bến

Thuyền ơi thuyền trôi nơi đâu


Trên con sông Thương

Nào ai biết nông sâu

Nhớ khi chiều sương

Cùng ai trắc ẩn tấm lòng

Biết bao buồn thương

Thuyền mơ buồn trôi xuôi dòng

Bến mơ dù thiết tha

Thuyền ơi đừng chờ mong

 

Ánh trăng mờ chiếu

Một con thuyền trong đêm thâu

Trên sông bao la

Thuyền mơ bến nơi đâu

 

                   

Traduction par Dông Phong :

 

La barque sans port d’attache

 

Cette nuit l’automne arrive avec le vent roux1

Cette nuit la brume bleue rend les nuages plus flous

Quelle est cette barque indécise emportée par le courant

Comme la nostalgie qui dans le cœur distend les filaments

 

Dans les arbres le souffle de l’automne avec le vent roux

Chantonne dans les branches comme un rêve fou,

Au loin le vent résonne à travers la forêt,

Qui se lamente, qui ne peut plus rêver ?

 

Glissant avec le vent

Une barque suit la lune claire

Entraînée par la rivière Thương2

Dont l’eau coule en double courant

Sans savoir où est son port d’attache

Ô barque, où vas-tu donc?


Sur la rivière de  la Compassion2

Dont on ne sait si elle est profonde ou non

Rappelant ces soirs brumeux

Où les sentiments se cachent dans les cœurs

Avec tant de nostalgie et de tristesse

Tu suis le courant dans tes tristes rêves

Même si le port rêvé a des sentiments sincères

Ô barque, tu ne dois rien en attendre

 

La lune voilée éclaire

Une barque jusqu’à la fin de la nuit

Sur cette si large rivière

Ô barque, vers quel port d’attache rêves-tu ?

 

 

1. Heo may ou vent roux : vent d’automne qui emporte les feuilles mortes.

2. Sông Thương est le cours d’eau qui traverse la ville de Bắc Giang dans le nord du Vietnam. Thương peut avoir plusieurs sens : aimer, avoir de la compassion, blessure

 

 

Plusieurs versions de cette chanson peuvent être écoutées sur le site http://vnthuquan.net/nhac/tacpham.aspx?tid=a343v3n3nqm3m3237nnnvn

 

Par Dông Phong - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 11 novembre 2009

Grand MERCI

 

Maladies et mort,

À chacun son sort,

Mais je dis qu’en France

Nous avons la chance

D’être bien soignés,

Et très enviés

Par des milliards

De gens en retard

Qui n’ont encor pu

Avoir la Sécu,

Même chez les riches,

Comme en Amérique.

Français qui râlons,

Quel bonheur avons,

Disons donc MERCI

Au bon pays d’ici !

 

            

 

Par Dông Phong - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 8 novembre 2009

Đặng Thế Phong (1918-1942), un grand compositeur de « nouvelle musique » du Vietnam (1)

 

Chers ami(e)s,

Après ma présentation de la nouvelle musique du Vietnam à travers Đinh Nhu (15/10/2009), en voici la suite logique avec Đặng Thế Phong, considéré comme l’un des plus grands compositeurs de cette musique occidentale qui s’est installée définitivement dans le pays à partir des années 1930.

Né en 1918 à Nam Định (dans sud du delta du Fleuve Rouge), Đặng Thế Phong perdit très tôt son père, un petit fonctionnaire du Bureau des Enregistrements de la ville. Ainsi, sa famille étant appauvrie, il dut quitter le collège Saint Thomas d’Aquin pendant sa deuxième année d’étude pour se lancer dans divers « petits boulots ».

« Monté » à Hanoi, il y vivotait jusqu’en 1939 en fournissant des dessins à plusieurs journaux, tout en suivant des cours, en tant qu’auditeur libre, à l’École Supérieure des Beaux Arts, où le célèbre peintre Victor Tardieu (1870-1937), qui fonda cette école en 1925, remarquait sa prédisposition exceptionnelle pour la peinture.

En même temps, Đặng Thế Phong s’intéressait à la nouvelle musique, en voyageant beaucoup pour gagner sa vie. On le trouva en février 1941 à Saigon, puis à Phnom Penh (Cambodge) où il donnait des leçons de musique.

Revenu à Hanoi dès août 1941, il fut reconnu comme un compositeur très prometteur avec la chanson Đêm thu (Nuit d’automne) écrite en 1940 pour un « feu de camp » des lycéens hanoïens. Sa deuxième chanson, Con thuyền không bến (La barque sans port d’attache), écrite en 1941 à Phnom Penh, reçut un accueil enthousiaste lorsqu’elle fut chantée à l’Olympia de Hanoi.

Enfin, il composa sa troisième chanson Giọt mưa thu (Gouttes de pluie d’automne) en 1942. Mais il souffrait déjà de la tuberculose qui allait l’emporter cette même année, à l’âge de 24 ans.

Bien qu’il n’ait composé que trois chansons dans sa courte vie, Đặng Thế Phong a grandement influencé des générations de compositeurs vietnamiens dont, par exemple, Trịnh Công Sơn qui s’inspira ultérieurement de Giọt mưa thu pour écrire sa chanson Ướt mi (Cils mouillés, publiée ici le 25/09/2008).

Đông Phong

 

Source : http://vi.wikipedia.org/wiki/%C4%90%E1%BA%B7ng_Th%E1%BA%BF_Phong

 

Đêm thu

 

          Đặng Thế Phong, 1940

 

Vườn khuya trăng chiếu

Hoa đứng im như mắc buồn

Lòng ta xao xuyến

Lắng nghe lời hoa

Cánh hoa vương buồn trong gió

Áng hương yêu nhẹ nhàng say gió lay

 

Cành sương nặng trĩu

Ru bóng đêm trong ánh vàng

Màn đêm buông xuống

Mái im triền miên

Bóng cô đơn dường thao thức

Mãi trong đêm nặng sầu thương hồn vương

 

Qua lá cành

Ánh trăng lan dịu dàng

Ru hồn bao nhớ nhung

Đêm lắng buồn

Tiếng thu như thì thầm

Trong hàng cây trầm mơ

 

Làn gió lướt tới cuốn đưa hồn ta phiêu diêu theo mây trắng trôi lờ lững

Ngàn muôn tiếng réo rắt côn trùng như than như van mơ hồ theo gió lan

 

Trăng xuống dần

Cỏ cây thêm âm thầm

Đông buồn trong ánh sao

Như chiếu nhìn mắt ta bao lạnh lùng

Lay hồn ta rồi tan

 

 

Traduction par Dông Phong :

 

Nuit d’automne

 

La lune illumine le jardin dans la nuit avancée

Les fleurs s’immobilisent comme attristées

Troublé mon cœur

Écoute les fleurs

Les pétales paraissent si tristes dans le vent

Et leur cher parfum enivre le vent doucement

 

Les branches alourdies de rosée

Bercent la nuit dans la lumière dorée

La nuit tombe immense

Les toits se murent dans un grand silence

Une ombre solitaire ne dort pas

Et son âme se traîne dans la désolation profonde de cette nuit-là

 

À travers les feuilles et les branches

La lune doucement s’épanche

Berçant l’âme de tant de nostalgies

La nuit s’enfonce dans la mélancolie

L’automne bruit comme des murmures

Dans les arbres plongés dans un rêve qui dure

 

Une brise emporte mon âme s’aventurer vers les nuages blancs nonchalants

Tragiquement dix mille insectes se lamentent et supplient indistinctement dans le vent

 

La lune descend petit à petit

La végétation ne fait plus aucun bruit

Et l’orient qui se désole dans le reflet des étoiles

En éclairant mes yeux de sa lumière si froide

Remue mon âme puis s’évanouit

 

 

On peut écouter plusieurs versions de cette chanson sur http://mp3.baamboo.com/s/1/1/xJDDqm0gVGh1/Dem-Thu

 

 

 

 

Par Dông Phong - Communauté : NTIC CULTURE VIETNAM ASIE
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Jeudi 5 novembre 2009


Sáo diều

 

Khi tôi còn nhỏ

Ở bên làng Ó,

Cứ tới chiều chiều,

Nghe tiếng sáo diều

Vi vu trên mây

Êm ái rất hay,

Tôi tưởng Trời hát,

Với một ban nhạc

Gồm bao tiên nữ,

Mời tôi đến dự

Dạ khúc nghê thường.

 

Nay ở Tây phương

Nghe gió bấc thổi,

Nhớ sao quê nội

Mờ mờ hao hao,

Như trong chiêm bao

Nửa tỉnh nửa mê,

Hồn bay tìm về

Tiếng sáo thời cũ,

Làm tôi mất ngủ

Trằn trọc suốt đêm

Trở mình không yên.

 

           

Traduction:

 

Flûte de cerf-volant

 

Quand j’étais petit

Au village d’Ó que j’ai fui,

Chaque soir au soleil couchant

En entendant une flûte de cerf-volant

Qui fredonnait dans les nuages

Un air harmonieux et sage,

Je croyais que le Ciel chantait,

Accompagné d’un orchestre

Composé d’Immortelles,

Pour gentiment m’inviter

À une soirée de festivité céleste.

 

Maintenant en Occident réfugié,

Quand j’entends le vent du nord souffler,

Comme je regrette le pays de mon père

Aux images floues et délétères,

Et je semble rêver

Mi-endormi mi-éveillé,

Car mon âme, en s’envolant retrouver

Le son de la flûte du passé,

M’empêche de dormir

Et m’agite dans mon lit

Troublé toute la nuit.

  

Par Dông Phong - Communauté : La poésie qui chante
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Mardi 3 novembre 2009

Tiếng xưa

 

Ta về ta nói tiếng ta

Dù trong dù đục tiếng nhà vẫn hơn*,

Bấy năm ngang dọc lông bông,

Tiếng xưa thơ thẩn cô đơn bên này.

 

Tiếng nhà mộc mạc quá hay

Làm ta thời trẻ mê say bao lần,

Nghe thơ lục bát chí thân

Hồn ta trở lại làng Vân thuở nào.

 

Nay ta chỉ muốn ước ao

Tiếng xưa còn vẳng không bao giờ tàn,

Dù đây lắm lúc khó khăn,

Tuổi già mang nặng muôn vàn nhớ thương.

                                     

 

Traduction :
 

Langue d’antan

 

Je reviens parler ma propre langue,

Pure ou trouble, elle est sans concurrente*,

Mais après tant d’années où j’ai vagabondé,

Cette langue d’antan semble ici s’isoler.

 

Cette langue rustique, source de moult émois,

M’a séduit dans ma jeunesse tant de fois,

Et d’entendre ces amicaux vers en « six-huit »

Mon âme retourne au village de Vân que j’ai fui.

 

À présent je ne voudrais qu’espérer

Que cette langue d’antan ne s’éteindra jamais,

Même si souvent il y a bien des difficultés

Que le grand âge nostalgique doit supporter.

 

 

* Clin d’œil à la chanson populaire (ca dao) :

Ta về ta tắm ao ta,

Dù trong dù đục ao nhà vẫn hơn.

 

Je reviens me baigner dans mon étang,

Pur ou trouble, il est sans concurrent.

 

 

Par Dông Phong - Communauté : NTIC CULTURE VIETNAM ASIE
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Dimanche 1 novembre 2009

La chatte le sent

 

                  À M…

 

La maison paraît vide

Quand tu es en clinique,

Et la chatte le sent,

Vaquant dans tous les sens.

 

«  Oh, ce n’est pas tragique,

Maman reviendra vite »,

Lui dis-je doucement

Tout en la caressant.

 

Tu lui manques, chérie,

Elle qui t’aime tant,

Car je la vois perdue.

 

Mais que puis-je lui dire,

Sans mentir autrement,

Moi qui ne sais qu’écrire.

               

Par Dông Phong - Communauté : Poésie française
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Jeudi 29 octobre 2009

 

Nouvelle opération « Les dix mots de la langue française »

 

Communiqué de 

L’Union des Poètes francophones

Centre culturel, mairie

F-84110 Puyméras

site Internet : http://pagesperso-orange.fr/upfr  

blog : http://upfpoesie.blogspace.fr

 

Avant la proclamation de la Semaine de la langue française en mars 2010, le Ministère de la culture et de la communication et la Délégation générale à la langue française (DGLF) ont choisi les dix mots suivants : baladeur, escagasser, remue-méninges, crescendo, zapper, cheval de Troie, mobile, mentor, galère, & variante. 

L’Union des Poètes francophones a décidé - comme les années précédentes - de fêter de manière conviviale la richesse de notre langue, et vous invite à y participer en écrivant un texte d’inspiration poétique, sans contrainte de thème ni de style. Un texte dans lequel figureront au moins cinq, six… des dix mots proposés (tous, c’est encore mieux), qui devront être soulignés dans le texte.

Votre texte poétique peut être éventuellement accompagné, si vous le désirez, d’une illustration personnelle (elle sera reproduite en noir et blanc), d’un collage, d’une photographie, de jeux de mots (choisis parmi les « 10 mots » bien entendu), voire d’un texte en prose d’une page maximum…

 

Conditions de participation :

- Imprimer votre texte (en caractères droits non fantaisie) au recto d’une seule feuille, en indiquant au verso vos nom, prénom, adresse, adresse mél éventuelle et âge. En prévoir deux exemplaires.

- Etablir une participation de 10 €, par chèque, mandat… ou virement international au nom de l’UPF.  Compte international de l’Union :

IBAN FR49 2004 1010 0817 4914 6K02 953 - BIC PSSTFRPPMAR

- Envoyer votre dossier (le texte en double exemplaire, la participation financière, une enveloppe à votre adresse, plus votre éventuelle création artistique) à l’Union des Poètes francophones, Centre culturel, Mairie, F- 84110 Puyméras. On peut également envoyer le texte poétique par Internet à l’adresse suivante : cris.ber@laposte.net  

- Date limite de participation : le samedi 30 janvier 2010.

 

Il s’agit d’un partage amical et non d’un concours : en conséquence, toutes les œuvres retenues seront publiées ; l’ouvrage une fois imprimé sera remis à chaque participant (par exemple lors du congrès 2010 ouvert à tous (adhérents ou non), qui aura lieu le 17 avril à Strasbourg : vous y serez les bienvenus).

Par Dông Phong - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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